Flash RetraiteQuébec - Le libre-service de l'information financière
ImprimerFermer

Planifiez tôt votre retraite

Les temps ont bien changé au cours des dernières décennies : notre espérance de vie est plus longue et le marché du travail a tellement évolué que rares sont ceux qui garderont le même emploi toute leur vie. Devant ces nouvelles réalités, il est recommandé de prendre en main notre sécurité financière à la retraite.

Si les régimes publics et privés ne parviennent pas à assurer le revenu annuel dont nous aurons besoin pour maintenir un niveau de vie acceptable au moment de la retraite, il nous revient de prendre les devants et... de faire des économies pour assurer nos vieux jours!

Vivre plus longtemps à la retraite nécessite plus de revenus!

On prévoit que femmes et les hommes nés en 2013 vivront respectivement jusqu'à 90 ans et 87 ans. Ces statistiques considèrent l'amélioration de l'espérance de vie prédite pour les prochaines décennies dans l'évaluation actuarielle du Régime de rentes du Québec au 31 décembre 2012. C'est dire que si ces individus prennent leur retraite à 60 ans, ils vivront en moyenne 30 belles années de liberté pendant lesquelles ils devront continuer à se loger, à se nourrir, à s'habiller et à se divertir un peu!

Prenez connaissance du tableau suivant. Il vous donnera un aperçu de votre espérance de vie à partir de l'âge où vous désirez prendre votre retraite. N'hésitez pas à vous allouer de 5 à 10 années de plus, puisque c'est une moyenne et que les progrès médicaux vont bon train...

Durée de vie moyenne restante1 d'une personne qui atteint l'âge indiqué durant l'année donnée

Hommes
Années 60 ans 65 ans 70 ans
2013 24,8 20,2 16,0
2037 27,0 22,3 17,8
2062 28,5 23,7 19,1

Femmes
Années 60 ans 65 ans 70 ans
2013 27,9 23,2 18,8
2037 29,6 24,8 20,3
2062 30,9 26,0 21,4

Source : Évaluation actuarielle du Régime de rentes du Québec au 31 décembre 2012

1. Cette durée de vie tient compte du fait que l'espérance de vie s'améliore au fil des années.

La durée de votre retraite pourrait être encore plus longue. En effet, environ 50 % des retraités vivent plus longtemps que ce que prévoyait leur espérance de vie. Le graphique suivant montre qu'environ 33 % des hommes et 47 % des femmes âgés de 60 ans aujourd'hui seront encore en vie à 90 ans, toujours en considérant les mêmes projections de l'amélioration de l'espérance de vie . La prudence commande donc de planifier votre retraite pour une période plus longue que la durée de votre espérance de vie en y ajoutant quelques années (par exemple, 5 ans) à ce que prévoient les statistiques sur votre espérance de vie.

Probabilités de survivre jusqu'à un certain âge pour une personne de 60 ans en 2013 


Épargnez tôt pour faire fructifier vos économies en vue de la retraite Oui, mais...

Pour vivre une retraite confortable, l'essentiel est de commencer à épargner le plus tôt possible, ce qui permet de faire fructifier votre argent pour le futur. Malheureusement, plusieurs personnes affirment ne pas avoir les fonds nécessaires ou avouent qu'elles préfèrent dépenser leur argent dans des loisirs ou des biens qui leur procurent une satisfaction immédiate. Que font-elles de ces 20, 25 ou 30 années qu'elles vivront à la retraite? La question est posée!

Commencez tôt et régulièrement : une recette magique!

Mettez toutes les chances de votre côté en commençant à économiser le plus tôt possible. C'est le meilleur moyen de mettre de l'argent de côté pour assurer votre retraite et de cumuler des intérêts sur les sommes investies!

Voyez l'exemple suivant

En cotisant à un régime enregistré d'épargne-retraite (REER) une somme de 45 000* $ sur une période de 15 ans, madame Tôt pourrait cumuler un montant de 317 674 $, comparativement à 251 405 $ pour monsieur Tard, qui a investi le double, soit 90 000 $, sur une période de 30 ans.

Le facteur « temps » fait toute la différence : ce sont les intérêts composés qui ont fait leur oeuvre (car on accumule des revenus sur les gains). En effet, à 40 ans, madame Tôt a accumulé la somme de 74 018 $ et elle ne cotise plus par la suite : ce sont seulement les intérêts composés qui font leur travail. Tandis que monsieur Tard a investi deux fois plus que madame Tôt, pendant deux fois plus longtemps, et il accumule 111 269 $ de moins que madame Tôt.

Madame Tôt Monsieur Tard
Début de cotisation À l'âge de 25 ans À l'âge de 35 ans
Nombre d'années de cotisation 15 ans 30 ans
Contribution annuelle 3 000 $ 3 000 $
Contribution totale 45 000 $ 90 000 $
Rendement 6 % 6 %
Montant accumulé à 65 ans 317 674 $* 251 405 $*

Différence entre les sommes accumulées

66 269 $** + 45 000 $ = 111 269 $

* Cotisations en début de période
** Provient de la différence entre les sommes accumulées à 65 ans (317 674 $ − 251 405 $ = 66 269 $)

Des estimations que vous pouvez déjà faire en appliquant la « règle du 72 »

Même si vous n'avez aucune idée de l'année à laquelle vous prendrez votre retraite, il est néanmoins crucial que vous estimiez le temps qui s'écoulera entre maintenant et le moment où vous cesserez votre vie active.

Si vous pouvez estimer ce temps et déterminer le revenu annuel dont vous aurez besoin à la retraite pour maintenir votre niveau de vie, vous pourrez planifier votre épargne en conséquence. Pour savoir dans combien d'années votre portefeuille doublera, utilisez la « règle du 72 ». C'est simple comme bonjour! Il suffit de diviser le chiffre 72 par le taux de rendement de votre portefeuille.

Demandez conseil à votre établissement financier

La meilleure façon de planifier efficacement est d'investir à intervalles réguliers. La plupart des établissements financiers offrent la possibilité d'adhérer à un plan ou à un programme qui permet de cotiser à un REER selon le montant et la fréquence de votre choix.

Emprunter pour cotiser à un REER : attention!

Si vous n'avez pas de liquidités pour contribuer à votre REER, il existe également des prêts REER. Ce type de prêt peut être intéressant lorsque les taux d'intérêt sont bas. Par contre, l'utilisation d'un prêt plutôt que de liquidités pour financer l'achat de titres est toujours risquée. En effet, si vous empruntez pour acheter des titres, vos obligations de rembourser le prêt et l'intérêt sur celui-ci demeurent, même si la valeur des titres achetés diminue. De plus, les versements d'intérêts sur le prêt REER ne seront pas déductibles d'impôt. Afin de maximiser le retour sur votre investissement, il est préférable que le rendement espéré soit supérieur au taux d'emprunt.

Certains établissements financiers proposent à leurs clients de cotiser à un REER au moyen de leur carte de crédit et leur offrent même des chèques à cette fin. Dans ce cas, le taux d'emprunt, qui est généralement celui de la carte de crédit, peut être particulièrement élevé. L'utilisation d'un prêt plutôt que de liquidités pour financer l'achat de titres peut être risquée. Veuillez vous référer à la capsule portant sur « le prêt levier » pour en savoir plus sur le sujet.

Pour les personnes ayant un prêt hypothécaire (non déductible), il est habituellement avantageux de cotiser à un REER et d'utiliser le remboursement d'impôt pour réduire le solde hypothécaire. Toutefois, à mesure que le capital REER s'accumule et forme un bon coussin, vous devez savoir que si le taux de rendement attendu du placement est inférieur au taux d'emprunt, il est financièrement plus avantageux de réduire votre hypothèque.

Ce texte vise exclusivement fournir de l'information générale sur la sécurité financière à la retraite. Cette information peut ne pas être appropriée au lecteur qui désire obtenir une information particulière sur l'un des sujets traités et ne peut pas être une garantie de résultat. Il appartient au lecteur de faire les consultations pertinentes. Cette capsule d'information n'engage pas les partenaires fournisseurs de ces informations.

© Tous droits réservés, flash RetraiteQuébec

Accessibilité