Le Régime de rentes du Québec demeure en bonne santé financière

Québec, le 10 mars 2003 - En dépit du rendement négatif de la Caisse de dépôt et placement en 2002, le Régime de rentes du Québec demeure en bonne santé financière. Bien que cette dernière année ait un impact sur la réserve du Régime - cette réserve s'élève à près de 16 milliards de dollars - les cotisations et les revenus de placement anticipés sont nettement suffisants pour assurer le versement des prestations à court et à long terme. « Les travailleurs et travailleuses peuvent être rassurés, le Régime de rentes du Québec sera en mesure de respecter ses obligations et les rentes des futurs bénéficiaires seront versées comme prévu » d'affirmer Denis Latulippe, actuaire en chef à la Régie des rentes du Québec. 

Des cotisations supérieures aux prestations versées

Précisons que, depuis 2001, les cotisations au Régime sont supérieures aux prestations versées. En 2002, le total des cotisations s'élevait à 7,2 milliards de dollars et 6,7 milliards ont été versés aux bénéficiaires. Cette situation s'explique par la hausse du taux de cotisation et par la croissance de l'emploi au Québec. Les projections de la Régie des rentes du Québec indiquent que l'excédent des cotisations par rapport aux prestations se poursuivra jusqu'en 2015. Cette période d'accumulation permettra donc une augmentation importante de la réserve du Régime, dans un contexte de croissance normal des marchés.

Un horizon de placement à long terme

Même si l'année 2002 a été une année difficile, le rendement moyen du Régime au cours des vingt années précédentes a été de 11,9 %, rendement comparable à celui de l'ensemble des caisses de retraite du Canada. Le Régime de rentes a un horizon de placement à long terme et, en raison de la fluctuation des marchés financiers, le rendement doit être considéré sur une longue période.

Un Régime surveillé de près

La santé financière du Régime est surveillée de près. En effet, la Régie des rentes du Québec a une politique de placement établie en fonction d'objectifs de rendement à long terme et cette politique est évaluée et ajustée périodiquement. Au cours des prochains mois, elle sera réévaluée dans le cadre des nouvelles règles de gouvernance de la Caisse. Rappelons également, qu'en vertu des modifications apportées à la Loi sur le régime de rentes du Québec en 1997, la Régie effectue dorénavant une analyse actuarielle tous les trois ans et, tous les six ans, le gouvernement tient une consultation publique sur le Régime, la prochaine étant prévue en 2003.