Édition du 15 avril 2009

Évolution des avoirs et des dettes des Québécois


Savez-vous ce que possèdent les Québécois et par quels moyens ils empruntent? Ce volet de l'étude explore l'actif et le passif des Québécois entre 1999 et 2005. L'actif regroupe les avoirs de retraite privés et les autres avoirs financiers, les avoirs non financiers et les capitaux propres dans une entreprise. Dans la colonne du passif, on considère les prêts hypothécaires, les marges de crédit, les cartes de crédit et le crédit à tempérament, les prêts étudiants, les prêts automobiles ainsi que les autres dettes.

Un actif en activité

La valeur totale des avoirs, en dollars de 2005, a augmenté de 29 % de 1999 à 2005. Cette croissance s'explique surtout par l'augmentation de la valeur des biens immobiliers. Les avoirs de retraite privés, surtout les régimes de retraite d'employeur, y ont aussi largement contribué.

Des avoirs diversifiés

En 2005, 7 unités familiales* sur 10 possèdent des avoirs de retraite, une légère augmentation depuis 1999. Par ailleurs, près de 9 unités familiales sur 10 possèdent d'autres avoirs financiers, un chiffre qui n'a pas vraiment évolué. La très grande majorité possède des dépôts dans des établissements financiers.

Toutes les unités familiales ont déclaré qu'elles possédaient des avoirs non financiers. Rien d'étonnant puisque, généralement, les gens possèdent au moins quelques meubles. Un peu plus de la moitié des unités familiales sont propriétaires d'une résidence, sensiblement la même proportion que 6 ans auparavant. Quant aux véhicules, 7 unités familiales sur 10 en possèdent au moins un.

De plus en plus et... de moins en moins

Le total des dettes, tout comme celui des avoirs, a augmenté d'environ 30 % entre 1999 et 2005. Le nombre d'unités familiales endettées a quant à lui légèrement augmenté. L'hypothèque sur la résidence principale est responsable de 57 % de l'augmentation des dettes. Les autres sources de cette hausse sont les prêts automobiles et les marges de crédit, suivis des cartes de crédit et du crédit à tempérament ainsi que des hypothèques sur les autres biens immobiliers.

Quant au ratio d'endettement, il n'a pas vraiment bougé pendant la période considérée, se situant autour de 11,75 $ pour chaque tranche de 100 $.

Des propriétés qui coûtent cher

Les hypothèques continuent d'être la dette la plus importante. Comme la valeur des maisons a beaucoup augmenté entre 1999 et 2005, il n'est pas surprenant que le montant global des prêts hypothécaires soit en hausse.

Conclusion

Trois faits ressortent de l'évolution des avoirs et des dettes de 1999 à 2005 :

  • Les avoirs et les dettes des Québécois ont grimpé d'environ 30 %. Par conséquent, la valeur nette de leurs avoirs (total des avoirs moins total des dettes) a aussi subi la même hausse.
  • Les résidences constituent le facteur ayant le plus contribué à la hausse des avoirs (augmentation de la valeur des résidences) et des dettes (augmentation des hypothèques).
  • Le pourcentage d'unités familiales participant à un régime de retraite d'employeur a augmenté de façon marquée, passant de 46 % à 51 % entre 1999 et 2005.

* On entend par unité familiale, une famille économique composée de 2 personnes ou plus qui vivent dans le même logement et qui sont apparentées par le sang, l'alliance, l'union libre ou l'adoption, ou encore d'une personne vivant seule ou avec d'autres personnes avec lesquelles elle n'est pas apparentée.