5 octobre 2004
Liaison RRQ, le cyberbulletin de la Régie des rentes du Québec 
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Résultats d'un sondage sur les comportements et les attitudes des Québécoises et Québécois en matière de planification de la retraite

Des leçons à tirer...

Du 14 novembre au 3 décembre 2003, 2006 Québécois âgés de 25 à 64 ans ont répondu à un sondage mené par Question Retraite et la Régie des rentes du Québec. La majorité d'entre eux (91 %) n'étaient pas encore retraités alors que les autres l'étaient depuis peu. L'objectif du sondage était de connaître leurs comportements et leurs attitudes en matière de planification financière de la retraite. Voici un condensé des résultats.

 

Intéressés? Oui, mais...

Les deux tiers des répondants se disent intéressés par la planification financière de la retraite, mais cet intérêt ne se traduit pas toujours par des gestes concrets. La moitié seulement agira en ce sens, le plus souvent en allant chercher des conseils ou en consultant des documents sur le sujet.

 

Des connaissances limitées

Les répondants étaient invités à nommer, sans aide, les différentes sources de revenu à la retraite. Fait inquiétant, un répondant sur 5 n'en connaît aucune et seulement le tiers a nommé le Régime de rentes du Québec ou la pension de la Sécurité de la vieillesse.

Le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) constitue, et de loin, la source de revenu de retraite la plus connue. Il a été cité par plus d'un répondant sur 2. Les trois quarts des répondants connaissent l'existence d'un plafond pour les cotisations au REER, mais 75 % de ceux-ci en ignorent le montant.

Pour ce qui est des régimes de retraite privés offerts par les employeurs, près des deux tiers des répondants qui en ont un disent bien le connaître. Une vérification nous porte cependant à croire que leur degré de connaissance est surestimé.

 

Une question d'attitude

Près des trois quarts des personnes non retraitées se disent confiantes à l'égard de leur retraite. Parmi ces personnes, on remarque la présence d'un groupe « d'optimistes » qui se disent confiants même s'ils ne planifient pas leur retraite, et, à l'opposé, un groupe « d'insécures » qui se disent inquiets même s'ils planifient bien leur retraite.

Près de la moitié des répondants non retraités anticipent une diminution de niveau de vie à la retraite, alors que seulement un jeune retraité sur 5 dit avoir subi une telle diminution.

 

Des comportements à adopter

Contrairement aux attitudes, qui traduisent davantage des intentions ou des opinions, les comportements portent sur les gestes concrets ayant un lien avec la retraite.

D'après les résultats du sondage, les Québécois n'ont pas le réflexe de consulter pour obtenir des conseils sur la planification financière de la retraite. Ceux qui désirent prendre leur retraite tôt sont toutefois plus enclins à le faire. Ils consultent alors le personnel des institutions financières (une fois sur 2) ou des experts indépendants (une fois sur 4).

Par ailleurs, seulement une personne sur 4 se fixe des objectifs de retraite. En général, ces personnes élaborent aussi un plan d'action. On note également une relation directe entre le revenu et l'importance accordée à la planification: la proportion de gens se fixant des objectifs de retraite augmente avec le revenu.

 

Bref...

À la suite du sondage, des pistes d'action ont été élaborées pour sensibiliser davantage les gens à l'importance de bien planifier leur retraite. La clé du succès réside avant tout dans la capacité d'intéresser la population à la question de la planification financière de la retraite. De cet intérêt découlera le besoin de s'informer, puis de passer à l'action.